Charge mentale en couple
Application charge mentale couple : qui anticipe et qui vérifie
En bref : Mental Loadless est une application de charge mentale pour les couples : elle mesure qui anticipe, décide et vérifie les tâches du foyer, pas seulement qui les exécute. Chaque partenaire compare sa perception à la mesure, le couple fixe sa propre cible de répartition, et Coco, l'assistant IA, planifie ou réassigne les tâches.
Mental Loadless mesure qui anticipe, décide et vérifie les tâches du foyer, met en regard ce que chacun perçoit et ce qui est mesuré, et vous laisse fixer votre propre répartition — sans 50/50 imposé.
Par YF · mis à jour le
Qui fait les tâches, ou qui y pense ?
Le rappel de vaccin du petit est à faire avant la fin du mois. L'un des deux l'a noté, a cherché un créneau, a pris le rendez-vous, a vérifié le carnet de santé la veille. L'autre a emmené l'enfant chez le médecin. Dans la plupart des applications de tâches partagées, la ligne est cochée par celui qui a conduit. Le reste du travail n'a laissé aucune trace.
Les outils de couple répartissent surtout l'exécution : qui sort les poubelles, qui fait les courses, qui donne le bain. La charge mentale, elle, se loge avant et après le geste : repérer un besoin, chercher les options, trancher, puis vérifier que c'est fait.
La sociologue Allison Daminger a décrit ce travail cognitif en 2019, à partir de 70 entretiens menés auprès de 35 couples : anticiper les besoins, identifier les options, décider, surveiller le résultat. Dans son étude, les femmes portaient davantage de ce travail, en particulier l'anticipation et la surveillance, alors que la décision était à peu près partagée. Les deux phases les plus prenantes étaient donc aussi les plus inégalement réparties.
Les grandes enquêtes de temps ne voient pas ce travail-là. En 2010, l'Insee mesurait 3 h 52 de temps domestique par jour pour les femmes et 2 h 24 pour les hommes, en France métropolitaine. Ces chiffres chronomètrent ce qui se fait, pas ce qui se pense. Mental Loadless a été construit pour mesurer cette seconde part entre les deux adultes d'un couple.
Comment l'application mesure-t-elle la charge d'un couple ?
Dans l'app, chaque tâche et chaque devoir porte, en plus de son exécutant, qui l'a anticipé, qui l'a décidé et qui l'a vérifié. Vous ne remplissez aucun champ supplémentaire : celui qui crée la tâche est présumé l'avoir anticipée, celui à qui elle est assignée est présumé l'exécuter, et une question hebdomadaire, posée sans IA, confirme ou corrige.
À partir de ces attributions, le serveur calcule chaque semaine le MLI (Mental Load Index) : la part de la charge du foyer portée par chaque adulte, sur une échelle de 0 à 100 dont la somme fait 100. Les phases ne pèsent pas le même poids :
| Phase | Poids | Exemple dans un couple |
|---|---|---|
| Anticiper | 1,5 | Penser au renouvellement des passeports avant l'été |
| Monitorer | 1,25 | Vérifier que le dossier a bien été déposé |
| Identifier | 1,0 | Chercher les créneaux disponibles en mairie |
| Décider | 0,75 — 0 si la décision est prise à deux | Choisir la date du rendez-vous |
| Exécuter | 0,5 | Se rendre au rendez-vous |
L'exécution pèse le moins, et c'est voulu. Anticiper pèse trois fois plus qu'exécuter, à l'inverse d'une liste de tâches ordinaire qui ne compte que les cases cochées. Une décision réellement prise à deux compte pour zéro de chaque côté : un arbitrage partagé n'est une charge pour personne. La méthode est versionnée et publiée dans l'application ; les pondérations complètes et un calcul de bout en bout figurent sur la page la méthode du MLI.
À côté du MLI, un indice d'équité ne regarde que deux phases, anticiper et monitorer, jamais l'exécution. C'est la mise en chiffres d'une phrase que beaucoup de couples connaissent : « je fais tout dans ma tête, même quand c'est l'autre qui exécute ».
Voyez-vous la même répartition que votre partenaire ?
Dans beaucoup de couples, le désaccord ne porte pas sur les tâches elles-mêmes mais sur la façon dont chacun les perçoit. La vue Regards place ces impressions à côté de la mesure.
Une fois par mois, chaque adulte donne de son côté deux estimations : la part qu'il pense porter, et la part qu'il attribue à l'autre. L'app affiche ensuite trois chiffres par personne :
- Ce que je crois porter — votre propre estimation
- Ce qu'on croit que je porte — l'estimation de votre partenaire
- Ce qui est mesuré — la part calculée à partir des tâches réelles
L'écart entre ces trois chiffres est souvent plus parlant que la mesure seule. Ce n'est plus une parole contre une autre : c'est un objet posé entre vous, que vous pouvez examiner sans chercher à avoir raison.
Un check-in de 30 secondes par semaine
Chaque adulte peut aussi répondre à un check-in hebdomadaire de trois curseurs : rumination, énergie, satisfaction. Les réponses sont chiffrées au repos et alimentent une courbe sur huit semaines, à côté de l'évolution de la répartition. Ce qui compte, c'est la tendance : voir si un changement de répartition s'accompagne, quelques semaines plus tard, d'un changement de ressenti.
Faut-il viser le 50/50 ?
Non, et l'app ne vous le demande pas. Un couple où l'un travaille de nuit, où l'autre prépare un concours, où un bébé vient d'arriver n'a aucune raison de viser un partage égal chaque semaine. Ce qui pèse sur un couple, c'est rarement un déséquilibre choisi ; c'est un déséquilibre que personne n'a décidé.
Le contrat de répartition vous laisse fixer votre propre cible, à deux. Un 60/40 assumé est une cible légitime. L'app — et Coco avec elle — mesure ensuite l'écart à votre cible, pas à un idéal extérieur. Un 70/30 choisi et tenu est un contrat respecté, et l'app le présente comme tel.
L'asymétrie assumée
Pour les périodes particulières — une grossesse, un rush professionnel, un proche à accompagner —, vous pouvez déclarer une asymétrie assumée : une période pendant laquelle le déséquilibre est choisi. Aucun motif n'est demandé. Pendant cette période, les bannières de déséquilibre et les suggestions de rééquilibrage se taisent, Coco comprise. À la date de revue que vous avez fixée, l'app propose simplement de refaire le point.
Les textes de l'app n'emploient aucun mot qui installe une note, un gagnant ou un fautif, ni aucun terme médical pour décrire une personne. Les mots du produit sont répartition et équilibre.
Comment confier un domaine sans continuer à tout vérifier ?
C'est l'écueil le plus fréquent d'un rééquilibrage. Vous convenez que l'autre s'occupe désormais des rendez-vous médicaux des enfants. Il ou elle s'en occupe. Et vous continuez à y penser : vous jetez un œil à l'agenda, vous demandez « tu as bien appelé ? », vous gardez le rappel dans votre téléphone. Le domaine a changé de mains ; la surveillance, non. Nous appelons cela le monitoring fantôme.
Le transfert de domaine est conçu pour ce moment. Il ne réassigne pas une tâche isolée mais un domaine entier : l'anticipation, les rappels et le contrôle. Il se déroule en quatre temps :
- Vous choisissez le domaine à transférer et l'adulte qui le reprend.
- Les rappels de ce domaine sont coupés chez l'ancien porteur pendant 21 jours : il ne reçoit plus les notifications qui l'inciteraient à reprendre la main.
- Chaque dimanche, un message de réassurance lui indique que le domaine est couvert.
- Au terme des 21 jours, le transfert est accompli ; il reste visible dans l'historique et dans le rapport mensuel du foyer.
Ce sevrage de trois semaines retire ce qui entretient le réflexe de contrôle, le temps que la confiance s'installe. Et parce que le MLI compte le monitoring, vous voyez ensuite si la vérification a réellement changé de mains.
Par où commencer la répartition des tâches ?
Si vous n'avez jamais posé la répartition à plat, l'app propose un point de départ inspiré de la méthode Fair Play d'Eve Rodsky : 29 tâches du quotidien, rangées en six catégories — cuisine, ménage, enfants, administratif, vie sociale, santé. Chaque tâche est pondérée de 1 à 4 selon son effort, lui-même évalué sur cinq dimensions : physique, cognitive, durée, incertitude et préparation.
Vous attribuez chaque tâche à l'un ou à l'autre, et l'app calcule la répartition pondérée qui en découle. Pour la méthode elle-même, ses règles et ses pièges, lisez notre article sur la méthode Fair Play.
Fair Play et le MLI ne mesurent pas la même chose. Fair Play décrit qui est responsable de quoi, par accord. Le MLI décrit qui a réellement anticipé, décidé et vérifié, semaine après semaine. L'écart entre les deux — un domaine attribué à l'un mais encore anticipé par l'autre — est un point de départ concret pour en parler.
Que fait Coco, l'assistant IA, pour un couple ?
Coco n'est pas un simple chat : elle agit dans l'app. Elle ajoute ou coche des courses, crée ou reprogramme un rendez-vous, crée une tâche ou un devoir, met à jour le stock, réassigne une corvée. « Décale le dentiste à 17 h » reprogramme l'événement. Toute action destructive demande une confirmation, et un bouton permet d'annuler après coup.
Pour une demande plus large — « organise l'anniversaire de Léa samedi » —, Coco Architecte prépare un plan de 2 à 8 actions (l'événement, les courses, les invitations, la décoration), présenté sur une carte que vous validez d'un geste. Un plan ne supprime jamais rien.
Quand la répartition s'éloigne de votre cible, deux aides existent. Dans le chat, demandez à Coco de rééquilibrer : elle propose de déplacer une à trois tâches non terminées de l'adulte le plus chargé vers l'autre, et rien ne bouge sans votre validation. L'analyse de déséquilibre, à partir de Solo, propose deux ou trois actions concrètes ; elle reçoit la charge sous forme de rangs anonymes, jamais de prénoms. Pendant une asymétrie assumée, Coco ne parle pas de répartition.
L'IA de Coco est de dernière génération et hébergée en Europe.
Peut-on apporter ces chiffres à un thérapeute de couple ?
Oui, c'est prévu pour. Chaque mois, l'app produit un rapport du foyer : répartition, écart à votre contrat, regards croisés, check-ins, transferts de domaine en cours ou accomplis. Le même contenu s'exporte en PDF pour un professionnel, en neuf langues, pour être posé sur la table d'un thérapeute de couple ou d'un médiateur familial.
Le PDF porte un avertissement explicite : l'app mesure et organise ; le professionnel interprète. Il reprend les données du rapport affiché à l'écran, et seulement celles de votre foyer.
Ce que l'app ne fait pas
- Elle ne remplace pas une thérapie de couple, ni aucun accompagnement professionnel. Elle fournit des chiffres et un vocabulaire neutre ; leur sens dans votre histoire vous appartient.
- Elle ne désigne pas de fautif. Elle décrit une répartition, sans blâme ni mérite.
- Elle ne juge pas votre cible. 50/50, 60/40 ou 70/30 : c'est votre accord.
- Elle ne vit pas de vos données. Le plan gratuit est sans publicité, et les données sont hébergées en France.
Quel palier choisir pour un couple ?
Le plan gratuit suffit pour organiser le foyer et poser une première répartition avec Fair Play. La mesure qui compare deux regards demande le palier Famille :
| Palier | Prix | Ce que le couple obtient |
|---|---|---|
| Gratuit | 0 € | Agenda et courses partagés (15 éléments chacun), tâches, Fair Play, attribution de qui anticipe et vérifie, aperçu de la répartition, 5 demandes à Coco par mois |
| Essentiel | 3,99 €/mois | Sans limite d'éléments, scans (agenda papier, ticket, frigo), Espace Privé chiffré, 30 demandes |
| Solo | 7,99 €/mois ou 79,99 €/an | MLI détaillé, check-in hebdomadaire et tendance personnelle, rapport limité à votre propre part, 80 demandes — pour la personne abonnée seulement |
| Famille | 12,99 €/mois ou 129,99 €/an | Tout Solo pour chaque membre, plus indice d'équité, Regards, contrat de répartition, asymétrie assumée, transfert de domaine, rapport complet et export praticien — 200 demandes partagées |
Solo ne profite qu'à l'adulte qui s'abonne. Avec Famille, un seul abonnement couvre les deux partenaires et le reste du foyer. Chaque fonction payante peut être essayée une fois gratuitement ; le détail est sur la page des prix.
Pourquoi la répartition des tâches crée-t-elle autant de tensions ? Lisez notre article charge mentale et couple.
Questions fréquentes
Quelle application pour la charge mentale dans un couple ?
Mental Loadless mesure la charge mentale d'un couple phase par phase : qui anticipe, décide, exécute et vérifie chaque tâche. Chaque partenaire compare sa perception à la mesure, le couple fixe sa propre cible de répartition, et un transfert de domaine sur 21 jours aide à confier un sujet sans continuer à le surveiller.
L'application désigne-t-elle un fautif dans le couple ?
Non. Mental Loadless décrit une répartition, sans gagnant ni fautif, et n'emploie aucun terme médical pour parler d'une personne. Le couple fixe sa propre cible — un 60/40 assumé est légitime — et l'app mesure l'écart à cette cible, pas à un 50/50 imposé de l'extérieur.
Les deux partenaires doivent-ils payer un abonnement ?
Non. Le palier Famille, à 12,99 € par mois ou 129,99 € par an, couvre tous les membres du foyer avec un seul abonnement. C'est lui qui ouvre l'indice d'équité, la perception croisée, le contrat de répartition, le transfert de domaine et l'export praticien. Le palier Solo ne profite qu'à la personne abonnée.
Qu'est-ce que le sevrage de 21 jours ?
Quand un domaine entier passe d'un adulte à l'autre, Mental Loadless coupe pendant 21 jours les rappels de ce domaine chez l'ancien porteur et lui envoie chaque dimanche un message indiquant que le domaine est couvert. L'objectif est d'éviter le monitoring fantôme : continuer à tout vérifier après avoir confié la tâche.
L'application remplace-t-elle une thérapie de couple ?
Non. Mental Loadless mesure et organise ; un professionnel interprète. L'app produit un rapport mensuel et un export PDF, en neuf langues, que vous pouvez apporter à un thérapeute de couple ou à un médiateur familial. Elle ne pose aucune étiquette sur une personne et ne se substitue à aucun accompagnement.
Sources
- Daminger, A. (2019). « The Cognitive Dimension of Household Labor ». American Sociological Review, 84(4), 609-633 — 70 entretiens auprès de 35 couples : anticiper, identifier, décider, surveiller.
- Ricroch, L. & Roumier, B. (2011). « Depuis 11 ans, moins de tâches ménagères, plus d'Internet ». Insee Première n° 1377 — enquête Emploi du temps 2009-2010, personnes de 15 ans et plus, France métropolitaine.